Fonds pour la sous-traitance automobile : les équipementiers mettront au pot
Nouvelles de FrancePosté par RGT jeu, septembre 10, 2009 16:34Christian Estrosi, ministre chargé de l'Industrie, a installé jeudi 10 septembre la commission pour le soutien aux sous traitants de la filière automobile. Celle-ci a pour but d'accompagner le développement des sous-traitants de rang 2 et plus, dans un contexte où les donneurs d'ordre n'ont pas relancé la production au même rythme qu'avant la crise en raison du déstockage.
Un fonds spécifique sera créé au sein du Fonds de modernisation des équipementiers automobiles (FMEA) pour investir en fonds propres dans les sous-traitants ou sous la forme de prêts participatifs. «Il appartiendra au gouvernement de l'abonder» a déclaré Christian Estrosi, précisant que les équipementiers participeront aussi, à l'instar de la participation demandée aux constructeurs automobiles pour le fonds destiné aux équipementiers. En revanche toujours pas d'indication sur les montants en jeu.
Dans le cas où les 600 millions initialement dévolus au FMEA n'auraient pas été consommés totalement, le fonds dédié aux sous-traitants pourrait puiser dans la somme restante.
La commission réunit des constructeurs, des équipementiers, des sous-traitants, des fédérations professionnelles, des organismes de recherche, des organisations syndicales et des élus (voir la composition ci-dessous).
- un groupe relatif aux outils de soutien à court terme, présidé par le député du Doubs Marcel Bonnot, devra proposer les modalités pratiques du fonds - un groupe relatif aux méthodologies à mettre en place pour anticiper les surcapacités et les restructurations, présidé par Claude Cham (président de la FIEV) - un groupe relatif aux évolutions des attentes de consommateurs présidé par Luc Alexandre Menard, président du pôle de compétitivité Moveo.
L'objectif de ces commissions : «mettre tous les acteurs dans la même boucle», «que le constructeur ne prenne pas les décisions de son côté», selon Christian Estrosi.
La création de la plateforme d'échange pour l'avenir de l'automobile, consécutive aux Etats Généraux du début d'année, ne visait pas autre chose (d'ailleurs deux des trois groupes de travail, hormis celui sur les soutiens à court terme, existent déjà dans le cadre de la plateforme d'échange).
Il semblerait tout du moins que les efforts fournis jusqu'à présent n'aient pas été suffisants pour l'étendre jusqu'aux rangs n, de même que la grande majorité des investissements du FMEA ont pour l'instant bénéficié aux équipementiers plutôt qu'aux sous-traitants. Pourtant, s'alarme Lionel Baud, patron du groupe Baud (décolletage) et membre de la commission sur la sous-traitance, les plus grands risques de défaillances concernent à l'heure actuelle les entreprises de moins de 100 salariés. Celles dont la trésorerie est exsangue ou qui, si elles retrouvent un début de croissance -- le secteur du décolletage par exemple est à --30% de chiffre d'affaires sur un an, contre près de --50% au premier trimestre - ont besoin de fonds de roulement sans pouvoir trouver l'appui des banques.
L'automne sera critique pour ces TPE, ce qui signifie que les premiers investissements du nouveau fonds devraient intervenir rapidement. Un autre problème se profile pour les sous-traitants dont l'automobile ne représente qu'une partie de l'activité. Si les aides se multiplient dans l'automobile, pour les autres secteurs industriels qui ne redémarrent pas, rien n'est prévu. Du travail en perspective pour les futurs états généraux de l'industrie.
Résumé d'un article paru dans " USINENOUVELLE.com" du 10 septembre 2009
Il a été réalisé par "Copernic Summarizer"
et n'est donc pas une copie conforme d'extraits de l'article
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